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La Golden Globe Race lancée par le Sunday Times en Angleterre en 1968 tient en réalité du simple pari entre navigateurs.  Le défi proposé à l’improviste consistait à faire un tour du monde à la voile sans escale, en solitaire et sans assistance par les 3 caps.  Arriver le premier était moins important que de boucler le tour du monde en toute sécurité.  Les départs n’étaient pas nécessairement synchros et le lieu de départ n’était pas fixe.  Seul l’itinéraire pouvait l’être afin d’assurer un tour du monde dans le même sens, soit le sens des vents dominants dans l’hémispère sud.  Un tour en apparence classique.  C’était donc bel et bien une épreuve d’endurance et d’adresse que les parieurs avaient à l’esprit.  La vitesse comptait moins.

Écoutez plutôt la vidéo «Le premier tour du monde en solitaire avec Bernard Moitessier» :

 

On attribue à Joshua Slocum le premier tour du monde à la voile en solitaire (sauf sa chèvre mangeuse de cartes attitrée à bord !) jamais réalisé au complet.  Il en est sorti son fameux livre en 1900 Sailing alone around the world qui l’a rendu célèbre et témoigne de ses aventures à la voile, sans compter les témoins vivants de son passage aux quatre coins du monde.  Rien n’infirme la thèse selon laquelle il pourrait y avoir eu des navigateurs à voile du même genre avant Slocum mais on ne connait pas leurs exploits.  C’est un peu la rançon de la gloire dans leur cas : l’anonymat parfois plus précieux que la notoriété.

sloop Spray sans tape-cul

Spray – sloop de 36 pieds de Joshua Slocum (@1898)