Sélectionner une page

J’ai manqué le coche de quelques minutes. Lorsque je me suis mis à écrire ces lignes, le compteur du Vendée Globe indiquait 101 jours 19 heures, et quelques secondes plus tard, il passait à 102 jours. Bof, peu importe.

Boissières sur Akena n’est plus qu’à 450 nautiques du ‘finish’. Il y a toujours ce diable de rabat-joie de phénomène météo centré dans le coin de Brest, en plein hiver en plus. Si certains y voient l’occasion rêvée de faire du canotage pique-nique autour d’Ouessant, Boissières, lui aussi, doit courber l’échine devant Neptune et faire un joli détour comme Davies, Guillemot, Thompson et Cafarri avant l’arrivée.

Rien n’étant en tous points semblables en mer d’un jour à l’autre, il sera intéressant de voir comment il s’y prendra : longer la côte, rester au large, louvoyer à n’en plus finir…, tout est possible. L’éternité c’est long, surtout vers la fin lorsqu’on vient de passer plus de 100 jours en mer.

Ne lui demandez pas encore son ETA aux Sables. Cette question l’agace (voir la version anglaise du site du VG). Attendez qu’il se rapproche un peu plus du but.

Ils sont trois dans l’Atlantique nord et deux dans l’Atlantique sud. Dinelli (10e) est à 400 nautiques de l’équateur. D’ici deux à trois jours, il l’aura franchi en supposant que les vents soient faibles à l’approche du pot-au-noir. Sedlacek (11e) ferme la marche à environ 500 nautiques dans le sillage de Dinelli à 8 noeuds de moyenne seulement alors que, selon la carte des vents, il devrait pouvoir faire mieux que cela. Ce n’est pas un reproche mais juste une façon de me demander comment les choses vont à bord, quel est l’état de la mer dans ses parages ? Le principal pour lui est de terminer la course comme pour les autres skippers à plusieurs semaines de l’arrivée.

Terminer la course, tout le monde l’admet, c’est monumental !

Au pointage de 15 h, il restait 382 nautiques à parcourir jusqu’au ‘finish’ pour Boissières. Il marche à 10 noeuds à la hauteur de Brest, prêt à entamer au bon moment sa descente vers les Sables.

White arrive à la hauteur du cap Finistère à du 13 noeuds. Enfin, il pousse sur le champignon ! Pour l’instant il suit le même parcours que Boissières, à environ 700 nautiques de son tableau arrière.

Wilson (10e) se pointe à la hauteur des îles du cap Vert, à près de 10 noeuds de moyenne. Sa progression est rassurante par sa constance, comme dans le cas de Dinelli et de Sedlacek dont la moyenne est montée à 10 noeuds maintenant. Bon signe.

Les conditions météo qui prévalent aux Açores et de Brest au golf de Gascogne changeront fort probablement d’ici l’arrivée de Wilson à la hauteur du cap Finistère. C’est dire que Wilson, Dinelli et Sedlacek adopteront une ou des stratégies d’approche finale bien différentes de celles de leurs prédécesseurs.

Comme quoi, les derniers concurrents du Vendée Globe concurrents vont nous tenir en suspens jusqu’à la toute fin de la course.