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Bravo Sam Davies ! La ‘Roxy Girl’ par excellence est arrivée troisième en temps réel le samedi 14 février, à 1 h 41, heure française, aux Sables d’Olonne.

Elle a franchi la ligne d’arrivée à marée basse et il lui faut attendre quelques heures encore à l’extérieur du port avant de pouvoir enfiler le chenal d’entrée. Qu’à cela ne tienne, il y a foule et c’est la fête sur l’eau autour de Roxy à la lumière de projecteurs et des flashs.

Et on apprend en dernière minute que c’est la fête aussi sur Roxy où sont venus la rejoindre sa famille, son ami de coeur, son équipe technique et autres proches. Ils lui ont surement apporté des fruits frais qu’elle voulait tant croquer depuis des semaines.

Belle victoire pour cette jeune britannique de 34 ans qui avouait bien humblement, malgré ses antécédents marins impressionnants, apprendre à bien mener Roxy dans son premier Vendée Globe de jour en jour. Ses performances à la prochaine participation au Vendée Globe, dit-elle, seront encore meilleures en raison de l’expérience accumulée.

Son calme, son humour, sa bonne humeur, sa joie de vivre tout au long de la course ont eu un effet favorable sur le moral de la plupart des skippers.

Quant à savoir si elle montera effectivement sur le podium, il faudra attendre l’arrivée de Marc Guillemot sur Safran qui bénéficie de deux jours de temps compensé sur Davies.

Par ailleurs, on peut aussi imaginer la joie des commanditaires de la ‘Roxy Girl’ chez Roxy Co. qui lui avaient bien indiqué de prendre plaisir à ce Vendée Globe avant tout, de faire une bonne course, et qu’ils seraient satisfaits si elle arrivait parmi les dix premiers (avant l’hécatombe d’abandons, je suppose). Voilà un sponsor dont le porte-étendard aura dépassé tous les espoirs.

Guillemot n’a pas la partie facile avec son bateau amputé d’une quille, une des deux dérives abîmées, peinant dans des vents faibles et contraires vers la ligne d’arrivée à environ 250 nautiques de Davies. S’il parvient à tenir une moyenne de 7 noeuds, même en tirant des bords, et en jouant de prudence pour la stabilité de son bateau, Guillemot a de bonnes chances de prendre la troisième place sur le podium. On sera fixé à ce sujet très tôt lundi matin.

Thompson et Cafarri sont sur les talons de Guillemot. Thompson passera vraisemblablement devant Guillemot avant l’arrivée. Quant à Cafarri, non loin derrière Thompson, tout dépend de ce que peut encore donner sa grand-voile délaminée avec l’aide des voiles d’étais dans le petit temps.

Au pointage de minuit, Marc Guillemot sur Safran marchait en direction sud de la ligne d’arrivée aux Sables, à près de 8 noeuds de moyenne au portant. D’ici une douzaine d’heures, s’il remonte plus à l’est vers la côte, il aura des vents légers mais favorables. Tout porte à croire que ce skipper au bateau mal en point montera sur le podium en troisième place en temps compensé bien mérité, sans rien enlever au prestige dont jouit actuellement Sam Davies à la ligne d’arrivée. En mettant de l’est dans son cap sous peu, il n’aura peut-être même pas à louvoyer vers l’arrivée. Touchons du bois pour lui.