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Jourdain (2e) a la certitude aujourd’hui d’avoir perdu tout sa quille même s’il n’a pas pu procéder à une inspection sous-marine. Son bateau Veolia est stabilisé à l’aide de ballasts d’eau, ce qui lui permettra de rallier à coup sûr les Açores. Il est déterminé à rallier ensuite les Sables d’Olonne car, d’après ses calculs, il peut tenir une mer avec des vents de 40 à 45 nœuds. Par contre il lui faudra surveiller les grosses vagues de travers pour ne pas chavirer.

Le Cléac’h (3e) est à 400 nautiques de Jourdain et remonte à une vitesse de 11 nœuds sur son prédécesseur amputé d’une quille. Il a toutes les chances de monter deuxième sur le podium après la course.

Thompson (6e) est talonné à 40 nautiques par Cafarri (7e), et sur le point de toucher l’équateur, au pointage de 11h. Le pot-au-noir est redescendu au sud et engendre des vents légers et variables, voire contraires, dans la zone pour les deux skippers.

Desjoyeaux (1er) fonce à 15 nœuds de moyenne, au cap 71, droit vers la ligne d’arrivée. Il lui reste environ 500 nautiques à parcourir. Il est donc attendu dimanche matin aux Sables d’Olonne.

A ne pas manquer sur YachtPals (voir colonne de droite ci-contre), les réflexions récentes de Dee Cafarri sur cette édition du Vendée Globe. Très bonne mise en perspective de sa part !

Mise à jour au pointage de 15 h : Jourdain fait bonne route vers les Açores à la vitesse incroyablement respectable pour un Open 60 dépourvu de quille, de 12 noeuds ! Vous vous rendez compte : un concurrent sans quille qui peut encore donner du fil à retordre à son poursuivant, Le Cléac’h (3e), à 400 nautiques de son tableau arrière ! Espérons que les vents lui soient favorables.

Incroyable ce Vendée Gobe : un coup de dé après l’autre ! Je ne suis pas payé pour le dire.

Bon, j’ai peut-être exagéré la fatigue de Desjoyeaux plus tôt aujourd’hui. Un avion l’a survolé, filmé et a communiqué avec lui : il n’est pas à bout de souffle mais profite des dernières heures de course pour y goûter pleinement. Il doit se méfier de conteneurs à la dérive signalés dans sa zone et autres soucis du genre, mais sinon il est serein.

Davies et Guillemot se donnent la chasse à leur entrée dans l’Atlantique nord, et tout semble bien aller pour eux, même pour Guillemot avec sa bastaque bâbord hors service.

Thompson progesse lentement mais sûrement dans le pot-au-noir, suivi de près par ‘Lady Dee’ qui peine à 3 noeuds ou moins de vitesse dans son sillage.

Aux dernières nouvelles, leurs poursuivants progressent dans l’Atlantique sud et le Pacifique sud sans coup férir.