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Tous les concurrents de la course actuellement dans l’Atlantique sud, y compris Jourdain (2e) au pointage de 15 h, marchaient à moins de 10 nœuds. Une vitesse décevante pour tout skipper d’un Open 60. Même Guillemot (4e) qui, selon mes suppositions, allait nous épater par une remontée spectaculaire de l’Atlantique sud progresse avec peine. Or, il est encore à 800 nautiques de Le Cléac’h (3e). Bien sûr, il a largué Davies (5e) mais il ne comptait pas s’en tenir à cela.

Du côté positif, notons que Cafarri (7e) a rudement bien marché ces derniers jours avec sa fichue GV. Aujourd’hui, elle a dû l’affaler pour réparer les trous pour la Xème fois.

Un autre qui a bien marché ces dernières 24 h : White (9e) qui est passé en un clin d’œil des îles des États au nord-est des Malouines, une distance de 280 nautiques et plus ! Pas mal du tout pour un Open 60 qui n’est pas de la dernière fournée.

Dans le Pacifique sud, Wilson (10e) est encore à environ 1.000 nautiques du Horn. A sa vitesse moyenne de 11 nœuds, il y sera dans moins de quatre jours.

Les deux derniers, Sedlacek et Dinelli, ont bel et bien franchi la porte du Pacifique ouest et progressent dans des vents toujours faibles. M’est avis qu’ils sont néanmoins de bonne humeur si toutefois leur philosophie est la même que celle de Le Cléac’h, c.-à-d. trouver son plaisir à faire une bonne course où l’on apprend plein de choses, sans se sentir obligé d’être le premier à l’arrivée.

Et Desjoyeaux, lui, qu’en est-il ? Toujours premier, sans compter qu’il se distance à nouveau de Jourdain. Jourdain voudrait bien qu’il ralentisse un peu, question de mettre un peu de suspense dans la course. La solidarité entre concurrents du Vendée Globe irait-t-elle jusque là ? Ne charrions pas. Jourdain blaguait, montrant par là qu’il conserve sa bonne humeur même dans le pot-au-noir.