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Davies (5e), pratiquement encalminée depuis deux jours au 30ème parallèle, a repris une vitesse convenable de 12 nœuds. Guillemot (4e), à l’ouest de Davies, la devance maintenant de près de 40 nautiques et file toujours, au pointage de 11 h, à du 15 nœuds.

La vitesse de Boissières (8e) est tombée à 9 nœuds après la décision du skipper de mettre le cap plus au nord pour se rapprocher, à l’instar de Guillemot sans doute, des côtes du Brésil.

White (9e) remonte péniblement à du 6 nœuds vers les Malouines. Il s’est fait secouer au passage du Horn hier par une mer désordonnée et se retrouve maintenant dans une mer vraisemblablement difficile aussi avec un vent d’ouest de 30 nœuds et plus.

Jourdain (2e) n’est plus qu’à 315 nautiques du leader Desjoyeaux et espère bien traverser le pot-au-noir plus rapidement que lui. Si cela se produit, il y aura du suspense dans le duo de tête jusqu’à l’arrivée aux Sables d’Olonne. Jourdain n’a pas encore mis au point de stratégie pour contourner l’anticyclone des Açores ou alors il en fait un secret. On sait au moins qu’il n’a pas l’intention de suivre le même parcours que Desjoyeaux. Reste à voir si les réparations de structure effectuées à Veolia tiendront par gros temps dans l’Atlantique nord.

Les jeux ne sont pas faits à la tête de course et c’est bien ainsi. Cette édition du Vendée Globe pourrait fort bien nous tenir en haleine jusqu’au dernier jour de la course, d’autant plus que Guillemot s’acharne actuellement à jouer de finesse avec Le Cléac’h en vue de lui prendre la troisième place au classement final. N’oublions pas, à cet égard, que Guillemot bénéficie d’une compensation de 82 heures, un bon matelas pour lui s’il peut rattraper Le Cléac’h.

Cafarri (7e) tient bon pour l’instant malgré le mauvais état de sa GV. Elle marche à 13 nœuds derrière Thompson (6e) qui est à un peu moins de 100 nautiques de son étrave.

Au pointage de 11 h, Dinelli (11e) et Sedlacek (12e) n’avaient toujours pas franchi la porte du Pacifique ouest.

Wilson (10e) poursuit sa descente prudente au large des côtes du Chili vers le Horn.

Mise à jour : Au pointage de 15 h, Desjoyeaux (1er) maintenait sa vitesse à 12 noeuds au nord de l’équateur et du pot-au-noir, tandis que Jourdain (2e) voyait la sienne tomber à 8 noeuds à l’approche de la zone de convergence intertropicale qui avait coûté 150 nautiques d’avance à Desjoyeaux. L’écart entre les deux premiers est sensiblement le même qu’au pointage de 11 h. Le Cléac’h (3e) se traîne à du 8 noeuds dans des alizés instables. Guillemot (5e) fonce à du 18 noeuds près des côtes du Brésil et Davies, dans son est, maintient maintenant une vitesse de 13 noeuds. Une petit progrès de 1 noeud pour elle depuis le pointage de 11 h. Du bon pour Boissières (8e) qui a retrouvé, après un ralentissement temporaire, une vitesse de 12 noeuds tout en faisant route plus au nord où, selon la carte, de meilleurs vents l’attendent que dans le cas de Thompson (6e) et Cafarri (7e). Les choses vont mieux pour White (9e) qui voit sa vitesse passer de 6 noeuds à 10 noeuds après avoir mis de l’est dans son cap. Il se pourrait donc qu’il passe à l’est des Malouines et non à l’ouest. La mer doit être vraisemblablement plus confortable pour lui depuis son changement de cap.