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Le Cléac’h (3e) a contourné le détroit de Le Maire par le sud et passe à l’est des Malouines. Il semble avoir choisi la route la plus directe pour contourner l’anticyclone Sainte-Hélène, grosso modo de la même façon que Desjoyeaux. Il est sous le vent des Malouines et sa vitesse moyenne en prend un coup.

Desjoyeaux toujours en tête, cherche à négocier le contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène. Jourdain (2e) semble chercher un bon parcours plus à l’ouest que celui de Desjoyeaux. L’écart entre les deux est d’un peu plus de 100 nautiques aujourd’hui. Ça joue de l’accordéon entre les deux.

Plus tard dans la journée, Jourdain a mis de l’est dans son nord pour accélérer sans doute l’allure, étant donné le régime des vents dans sa zone. Malgré tout, au dernier pointage d’aujourd’hui, il avait perdu du terrain sur Desjoyeaux qui maintenant a 130 nautiques d’avance sur lui.

Aux dernières nouvelles, Desjoyeaux marchait à près de 16 noeuds et Jourdain à 12 ou 13. Il sera intéressant de voir demain matin lequel du trio de tête sera le plus choyé par les vents. Au nord des trois premiers se situe une zone d’acalmie fort large et il semblerait que Desjoyeaux est en train de bien se positionner pour l’éviter, ouvrant ainsi la marche pour les deux suivants. La vitesse vaut mieux qu’un cap nord plus direct comme l’a constaté Jourdain plutôt aujourd’hui.

Riou, visiblement fatigué, s’est fait remorquer jusqu’ à Puerto Williams (Chili) pour y débarquer Le Cam et réparer son gréement. Il compte reprendre la course dès que possible. Toutefois, plus tard par communication radio, on aurait dit qu’il se résignait à abandonner. Au dernier classement, il était toujours 4e dans la course. A suivre de près.

Davies trace en direction sud à 14 nœuds. Elle est à mi-chemin entre la porte Pacifique Est et la latitude du Horn. Non loin derrière elle, Guillemot, malgré son problème de rail de GV, poursuit la descente vers le sud à près de 15 nœuds. Si seulement il pouvait envoyer toute la toile…

Il n’y aura qu’un seul premier à la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne. Mais il n’y aura pas qu’un seul vainqueur de cette édition du Vendée Globe. Voilà la vraie beauté de cette course. Même ceux qui ont eut à surmonter des épreuves indicibles pour finalement être contraints à l’abandon, en feront moralement partie.

P.S. : Un lecteur attentif me signale que j’emploie le mot « maxi » abusivement. Vu son expérience impresionnante de la grande croisière, je ne peux que lui donner raison. Vous voudrez donc bien, chers lecteurs et lectrice, attribuer aux occurrences du mot « maxi » jusqu’à présent dans ce blogue, le sens de « Open 60 ». Merci.