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Nouveau coup dur pour le Canadien, Derek Hatfield, sur Spirit of Canada – Algimousse. Quand on pense que pendant cinq jours, il naviguait dans des conditions météo impossibles au sud de l’Australie en modérant l’allure pour éviter la casse et ménager sa forme physique. Comme dans le cas de Josse, une vague venue de nulle part, bien plus forte que les autres, sans doute ce qu’on appelle en anglais un ‘rogue wave’, lui a donné une claque du tonnerre. Pour Hatfield c’est la suite d’une série noire, puisque son bateau Spirit of Canada – Algimousse avait déjà été couché, le mât dans l’eau, par trois fois durant la tempête avant le coup de grâce d’aujourd’hui.

Il ne nous reste qu’à lui souhaiter de pouvoir rallier la Tasmanie en toute sécurité et de pouvoir y réparer les avaries, retrouver ses forces et sa motivation afin de se remettre en course. Il n’est pas étranger aux rudes épreuves puisque lors de sa première course en solitaire il y a près de 20 ans, il avait démâté près du Cap Horn pour ensuite rallier les Malouines sous gréement de fortune. De là, il avait poursuivi la course jusqu’à destination avec un nouveau mât dépêché par avion aux Malouines.

Josse qui était parmi les premiers, fait route au nord afin de trouver une mer plus calme lui permettant de mieux évaluer les dégâts et, avec un peu de chance, les réparer en mer. Officiellement, il est toujours en course.

Je signalais hier que les administrateurs du Vendée Globe ont remonté plus au nord la barrière est du Pacifique sud pour des raisons de sécurité. Aujourd’hui, nous apprenons que ce repositionnement de la porte allonge la distance à parcourir pour boucler la course de quelque 450 nautiques, soit un peu plus d’un jour de voile pour les concurrents qui marchent fort.

Desjoyeaux est toujours bon premier devant Jourdain et est en train de franchir la porte ouest du Pacifique sud à près de 18 noeuds de moyenne. Le groupe de tête – Desjoyeaux, Jourdain et LeCam – agglutinés à cette porte, aurait donc pratiquement franchi la moitié du Pacifique sud, n’en était du détour occasionné par le déplacement plus au nord de la porte suivante, soit la dernière avant le Cap Horn.